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Message sur le programme d’immunisation VPH
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Tel. (780) 469-1010 Fax (780) 465-3030






June 23, 2008

Un message des évêques catholiques aux parents, conseillers
et directeurs général des conseils scolaires catholiques et à la communauté enseignante catholique

 

En juin 2008, le gouvernement de l’Alberta a annoncé l’introduction du vaccin contre le virus du papillome humain (VPH) dans le programme d’immunisation publique financé par le gouvernement.  Ceci signifie que les étudiantes commençant leur 5e année d’école en septembre dans notre système scolaire se verront offrir le vaccin.  À compter de septembre 2009, les étudiantes de la 9e année seront aussi éligibles pour une période de trois ans.

Nous affirmons que les parents ont la responsabilité ultime en tout ce qui touche les questions des soins de santé pour leurs enfants de sorte que la décision concernant l’inoculation du vaccin Gardasil provenant du gouvernement albertain est une responsabilité parentale et non gouvernementale.  Le programme est facultatif et les parents ont la décision finale à savoir si leurs filles seront vaccinées.

Nous encourageons les parents à considérer quelques points importants.

Premièrement, l’infection VPH est commune – 70 pour cent des adultes auront le VPH à un moment ou l’autre dans leur vie.  Cette infection disparaît souvent d’elle-même en moins de deux ans.  Pour certains, toutefois, l’infection peut devenir chronique, menant à des changements utérins et possiblement à un cancer.

Le virus du papillome humain transmis sexuellement n’est pas une maladie contagieuse comme la rougeole, les oreillons ou la rubéole.  Le VPH, comme les autres maladies transmises sexuellement, ne peut être contracté que par l’entremise d’activités sexuelles.

L’enseignement catholique reconnaît que le don des relations sexuelles trouve sa place à l’intérieur de l’alliance du mariage.  Il est important que les jeunes reçoivent une éducation sur la sexualité et le sexe de même que sur les maladies transmises sexuellement.  Les soi-disantes activités sexuelles occasionnelles ou de loisirs comportent de sérieux risques pour la santé spirituelle, émotionnelle, morale et physique des jeunes.   Nous constatons que, au mieux, un vaccin a le potentiel de s’avérer efficace contre un seul de ces risques, celui de la santé physique, et peut avoir des effets inattendues ou indésirables.

La sexualité est une richesse formidable et profonde.  À l’extérieur du mariage, la continence est non seulement le choix qui mène clairement au bien-être spirituel et moral, mais aussi qui offre la protection la plus efficace contre les risques de contracter une maladie.

Les parents, les médecins, les éducateurs et la direction des institutions devraient adopter une approche axée sur la santé qui favorise des attitudes et des comportements sexuels recommandant de retarder l’activité sexuelle génitale.

Les parents doivent prendre leur responsabilité pour le rôle qu’ils ont dans la promotion d’un style de vie sain.  Les parents ont besoin de favoriser un dialogue continuel avec leurs préadolescents et adolescents à propose des fréquentations et de la sexualité.  Par leur enseignement, en portant une attention assidue sur les activités sociales ou autres et en donnant des conseils francs et honnêtes sur les fréquentations appropriées et fiables à leurs enfants, les parents ont l’obligation de les protéger des influences contre-productives et des possibilités d’abus.

Nos jeunes sont bombardés avec acharnement d’images et de messages sexuels dans les médias, dans les divertissements, dans la publicité et dans certains genres de musique.  Quoi qu’il soit difficile de quantifier objectivement et de manière intégrale les effets de cette visualisation de la sexualité, nous sommes tous conscients de l’impact de la culture populaire sur le comportement et sur l’image de soi.

Nous devons dépasser la préoccupation qu’a la société avec l’apparence, l’image superficielle et les comparaisons futiles à une création artificielle qu’on prétend être l’idéal; nous devons aider les jeunes à développer leur capacité de faire des jugements critiques, les pourvoir de renseignements factuelle et de directives pertinentes, et leur enseigner à distinguer ce qui est bien et ce qui est mal.

Deuxièmement, bien que l’immunisation offerte à l’école assure généralement qu’un plus grand nombre d’étudiantes reçoivent l’inoculation, l’utilisation de l’école comme lieu de distribution du vaccin communique un message tel que les relations sexuelles précoces sont permises en autant que la personne « se protège ».  Ce message de la société laisse à entendre que les jeunes sont incapables de prendre des décisions par eux-mêmes ou encore qu’ils sont trop jeunes pour prendre de bonnes décisions.  Nous avons une meilleure opinion de nos jeunes et nous préférerons les doter d’outils afin qu’ils puissent décider correctement.

Troisièmement, il n’y a pas de consensus dans les milieux de la santé publique au Canada à savoir si la vaccination contre le VPH est la stratégie la plus efficace d’allouer nos ressources de soins de santé dans le but de prévenir les décès causés par le cancer du col de l’utérus. De plus amples recherches doivent être effectuées.

Nous encourageons les parents à s’informer des données médicales au sujet de cette vaccination et de ses effets secondaires.  Le meilleur intérêt des enfants exige que les parents et les gardiens se maintiennent entièrement informés avant de donner leur consentement.  L’information pertinente à l’efficacité relative et aux limites du Gardasil est disponible sur plusieurs sites de l’internet comme celui de Santé Canada et celui du U.S. Centers for Disease Control and Prevention.

 

✠ Mgr Richard W. Smith
Archevêque d’Edmonton 

✠ Mgr Frederick Henry
Evêque de Calgary

✠ Mgr Gérard Pettipas
Archevêque de Grouard-McLennan

✠ Mgr David Motiuk
Évêque éparchial ukrainien d’Edmonton

✠ Mgr Murray Chatlain
Évêque de Mackenzie-Fort Smith

✠ Mgr Luc Bouchard
Évêque de Saint-Paul